UTOPIALES 2026 - La décarbonation des méga-navires, de la science-fiction ?

Du 29 octobre au 1er novembre, le festival international de science-fiction Utopiales a réuni à Nantes des auteurices, chercheureuses et artistes autour des futurs possibles. Parmi les temps forts de cette édition, la table ronde « Méga-navires vs imaginaires soutenables : quelles perspectives pour le transport maritime ? », le vendredi 30 octobre, à laquelle a participé Aurélien Babarit, ingénieur de recherche au LHÉEA.

le 30 octobre 2026

Méga-navires vs imaginaires soutenables : quelles perspectives pour le transport maritime ?


Les géants des mers, qui assurent l'essentiel du commerce mondial, font face à un impératif : réduire massivement leurs émissions. Comment concilier la logique industrielle du fret maritime avec des trajectoires bas-carbone ? Quelles énergies alimenteront les navires de demain, hydrogène, éolien, nucléaire ? Entre science-fiction, prospective et recherche, la table ronde a exploré les futurs possibles d'un secteur en pleine mutation.

L’évènement a été organisé à l’initiative de Nathalie Melcion Fabre, coordinatrice du réseau interdisciplinaire de recherche NExT CARGO.


À bord : quatre expert·e·s et un modérateur

 

Aurélien Babarit décrit le système de propulsion du navire Neoline.
Aurélien Babarit est un chercheur de renommée internationale dans le domaine du génie océanique et des systèmes de conversion des énergies marines renouvelables. Il travaille actuellement au laboratoire LHÉEA de l’Ecole Centrale de Nantes et du CNRS. Après avoir travaillé 10 ans sur la récupération de l’énergie des vagues, il se concentre depuis 2010 sur l’utilisation de l’énergie du vent en mer. Ses travaux actuels portent d’une part sur de nouvelles technologies pour capter l’énergie éolienne plus au large, et d’autre part sur les systèmes de propulsion vélique pour les navires de commerce.

Pierre Dérian, ingénieur et docteur en mathématiques appliquées, s’est d’abord intéressé aux méthodes de mesure du vent par lidar (Chico, Californie) et aux modèles océaniques à grande échelle (Rennes). Il rejoint en 2018 le CEA Pays de la Loire, à Nantes, où il contribue aux sujets de vision par ordinateur, notamment en robotique agricole. Il y dirige depuis 2025 l’équipe SEANERGY, dédiée à la décarbonation du transport maritime du point de vue des systèmes énergétiques. Passionné de science-fiction et inconditionnel du festival, il a participé à 3 reprises au jury du prix BD des Utopiales.
 
De gauche à droite : Fabrice Nicot, Pierre Gernez, Valérie Vandenberghe, Aurélien Babarit et Pierre Dérian.
Pierre Gernez est enseignant-chercheur à Nantes Université, à l’Institut des Substances et Organismes de la Mer (ISOMer), où il a été recruté en 2011 à l’issue d’un doctorat au Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer et d’un postdoctorat à Scripps Institute of Oceanography / University of California San Diego (UCSD). Océanographe et écologue marin, il réalise des recherches en optique marine et télédétection de la couleur de l’océan afin d’étudier le fonctionnement et la biodiversité des écosystèmes côtiers, avec un focus sur le phytoplancton et les herbiers marins.

Valérie Vandenberghe est chercheuse spécialisée dans les matériaux et responsable d’un programme de recherche sur l’énergie nucléaire au CEA. Férue de science-fiction et des romans d’Isaac Asimov dès l’adolescence, elle s’est alors intéressée à la question de l’énergie, et de son utilisation optimale dans des environnements aux ressources limitées. Ayant rejoint le CEA pour son doctorat en mécanique des matériaux, elle y est restée pour poursuivre des recherches dans le domaine du nucléaire, et sur l’énergie, ce qui lui permet d’échanger régulièrement avec le grand public sur l’énergie d’aujourd’hui, et l’énergie « rêvée ».

Fabrice Nicot a assuré la modération. Après des études de physique, il devient journaliste scientifique spécialisé en astrophysique, physique des particules et physique quantique. Il vulgarise ces domaines d’abord pour le public adolescent de Science & Vie Junior, puis pour le mensuel Sciences et Avenir. Il est jury du prix Le Goût des Sciences décerné chaque année à des ouvrages de vulgarisation par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Fabrice Nicot est l’auteur de Pourquoi la conquête spatiale, aux éditions du Ricochet (2021).
 
Le public était au rendez-vous pour cette table ronde.
Publié le 3 novembre 2026 Mis à jour le 3 novembre 2026