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Eva Lassauge nous raconte son stage au SEM-REV

Eva Lassauge a effectué un stage de quelques mois au SEM-REV au printemps 2020. Elle nous raconte son expérience !

le 12 novembre 2020

Eva, quel est ton parcours ?

Après un bac scientifique, j’ai réalisé une licence en Géosciences Marines. Le premier semestre en Biologie est un tronc commun composé de Biologie Animale / Végétale, Physique-Chimie, Informatique et de Géologie. Au second semestre, j’ai décidé de me spécialiser en Géologie. Malgré ma passion pour les géosciences marines, j’ai ressenti le besoin de suivre un parcours plus concret me permettant de me projeter dans un métier. J’ai donc postulé au parcours Licence 3 Hydrographie – Géoscience. C’est une formation encore peu connue car elle est récente. Elle permet en dernière année de licence Géoscience d’être formé à l’école du SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) en partenariat avec l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) à Brest. Ce cursus délivre à la fois un certificat catégorie B de technicien Hydrographe reconnu par l’OHI (Organisation Internationale de l’Hydrographie) ainsi qu’un diplôme de Licence dans le domaine des Géosciences. J’ai adoré cette formation car elle était très appliquée et m’a permis de rencontrer des personnes très intéressantes que ce soit dans le monde civil ou militaire. Suite à ma licence j’ai intégré l’ENSTA Bretagne pour y suivre la formation d’ingénieur spécialisé en hydrographie et océanographie.

Connaissais-tu le SEM-REV avant de postuler à ce stage ?

Je ne connaissais pas le SEM-REV avant de postuler pour ce stage. Ce stage devant initialement être effectué à l’étranger, mes recherches se sont concentrées sur l’international dans un premier temps.

Comment as-tu trouvé l'offre de stage ?

J’ai trouvé l’offre via le réseau des ALUMNI qui s’est avéré très précieux en cette période de COVID.

Quelles étaient tes missions pendant le stage ?

Ma mission principale durant ce stage était de traiter les données bathymétriques acquises le long du câble sous-marin et au niveau du site SEM-REV. Le second objectif était de déterminer la dynamique hydro-morpho sédimentaire existant autour du câble afin de comprendre les processus pouvant faire varier la profondeur d’ensouillage du câble. Enfin, si une mission en mer se présentait, je pouvais faire office de soutien aux techniciens océanographes.

Qu'as-tu pu découvrir pendant ton stage (même hors de tes missions) ?

Ce stage m’a permis de découvrir dans un premier temps la dynamique de travail au sein d’un centre de recherche. Ensuite cela m’a ouvert au monde des EMR, un domaine que je pensais assez fermé ou difficile d’accès. J’ai pu comprendre les différents enjeux liés à l’implantation et la maintenance de technologies EMR en conditions réelles.

Ton stage s'est fait pendant le premier confinement, comment cela s'est passé dans cette période particulière ?

Le stage de deuxième année à L’ENSTA Bretagne est censé se dérouler à l’étranger. Comme pour beaucoup d’étudiants, le mien a été annulé pendant le confinement. Il était assez difficile de retrouver un autre stage, surtout en hydrographie, un domaine qui est supervisé par la Marine Nationale en France. Grâce au réseau ALUMNI j’ai trouvé l’offre de stage concernant le SEM-REV. Ma première partie de stage s’est déroulée en distanciel, cela m’a permis de me plonger dans le sujet du stage en autonomie, en revanche j’ai vite été rattrapée par le manque de moyens informatiques. Les logiciels de traitement de données étant lourds, j’étais vite bloquée. Une fois sur place, c’était beaucoup plus simple.

Qu'as tu préféré pendant ce stage ?

J’ai beaucoup aimé l’ambiance dans l’équipe, je pense que c’est un paramètre important quand on travaille dans un open space sur des problématiques liées. Le fait de se réunir tous les mardis avec l’autre partie de l’équipe basée à Nantes était très enrichissant. Chaque membre de l’équipe avait un domaine d’expertise particulier et cela m’a permis de voir le SEM-REV sous plusieurs aspects. Je pense que les stages sont aussi faits pour cela. Le sujet du stage m’a aussi beaucoup plu, le fait d’être sur le site d’étude permet de faire un lien direct entre ce que l’on étudie et la vérité terrain. La problématique était concrète.

Un point qui t'as moins plu ou étonné ?

Le côté « terrain » m’a un peu manqué, je me suis rendue compte que le rôle de l’ingénieur n’était pas d’acquérir les mesures mais surtout de les traiter et de les valoriser. Cet aspect de réaliser la chaîne complète de l’acquisition jusqu’à la valorisation des données m’a un peu manqué.

Et enfin quelle est la suite pour toi ?

Grâce à ce stage j’ai désormais envie de mêler les domaines de la géologie et de l’hydrographie dans mes futurs projets. J’aimerais réaliser un projet de fin d’études centré sur la modélisation hydro sédimentaire.
Publié le 12 novembre 2020 Mis à jour le 12 novembre 2020