Centre National de la Recherche Scientifique
Site d'essais en mer de Centrale Nantes
le 14 septembre 2026
La dernière fois que nous avons laissé Boris Conan, Pascal Keravec et Kelsey Everard, chercheurs au LHEEA (Laboratoire de recherche en Hydrodynamique, Energétique et Environnement Atmosphérique), ils installaient trois LiDARs (dispositifs de mesure) à la pointe du Talut de Belle-Île-en-Mer, pour mesurer le vent au plus proche de la surface de l’eau.
Ce projet, intitulé PRAMAG et financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et l’Agence de l’innovation de défense (AID), a pour but d’observer les interactions entre le vent et les vagues, et surtout les échanges d’énergie des vagues vers le vent. En effet, si en règle générale le vent qui souffle sur la mer peut générer une houle, parfois, même si le vent s’arrête, la houle continue et peut avoir une rétroaction sur l’atmosphère.
Les deux campagnes, menées au printemps 2026, consistaient à aller mesurer les caractéristiques du vent en mer, grâce à OCARINA, trimaran d’environ 1,50m de long et truffé d’instruments de mesure développé par le MIO. Pour cela, les chercheurs ont déposé l’instrument au large de Belle-Île, près de la bouée houlographe et l’on laissé dériver plusieurs heures dans différentes conditions de mer. En appui, les scientifiques ont continué d’utiliser les LiDARs qui mesurent les turbulences du vent entre la surface et 150 m au-dessus de la mer et d’autres instruments déployés sur site afin d’observer l’ensemble des variables atmosphériques permettant de comprendre les interactions vagues-vent.
Ces mesures, à terme, permettront de compléter les connaissances de la physique, améliorer la prédiction du climat ou encore optimiser le design des éoliennes flottantes. Elles pourront également servir dans le domaine de la défense à mieux estimer la portée des radars.
OCARINA à l’eau pour les mesures de flux avec une bouée spotter pour les vagues.
L’équipe de recherche en zodiaque pour aller déposer OCARINA près de la bouée houlographe