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L’éolienne flottante dernière génération d’EOLINK sera testée sur le site expérimental SEM-REV de Centrale Nantes

L’entreprise EOLINK et Centrale Nantes ont contractualisé le 3 décembre dernier l’installation d’une éolienne flottante de 5 MW sur le site du SEM-REV au large du Croisic. Après avoir accueilli FLOATGEN, Centrale Nantes va plus loin et accueillera bientôt le prototype d’EOLINK, une éolienne très innovante porteuse de promesses.

le 11 décembre 2020

Photo: Eolink
Photo: Eolink

Un nouveau concept d’éolienne flottante

Haute de 150 m et capable d’alimenter 3 500 foyers, la machine EOLINK tire parti des spécificités du flottant pour repenser l’architecture des éoliennes. Le mât habituel fait place à une structure pyramidale plus légère et plus rigide, dotée de turbines de grand diamètre pour améliorer la compétitivité.

Le résultat :
> Une structure 30% plus légère grâce à une meilleure répartition des efforts,
> 10% d’énergie supplémentaire grâce à une plus grande distance entre pales et mats,
> Un déploiement sur site facilité par une vitesse de remorquage inédite et un système de connexion rapide,
> Une industrialisation aisée et automatisable semblable à la construction modulaire des navires marchands,
> Une réduction du coût de production de l’électricité supérieure à 20%.

Afin de minimiser le temps de développement et les risques associés, EOLINK a fait appel à Centrale Nantes dont le site expérimental SEM-REV est d’ores et déjà connecté au réseau électrique national par un câble sous-marin de transport de l’électricité unique sur le marché. La mise à niveau, dès l’année prochaine, du réseau électrique pour accueillir cette nouvelle éolienne est par ailleurs prévu. Le site du SEM-REV est parfaitement adapté car il présente des conditions météorologiques difficiles de vent et de vague qui permettront d’éprouver l’éolienne flottante d’EOLINK.

La production massive d’énergie propre et économique est à notre portée. Pas à pas, EOLINK développe une solution simple et basique. déclare Marc Guyot, Président d’EOLINK.


Les différentes phases du projet

La première phase du projet consiste à tester la bouée d’ancrage autour de laquelle tourne l’éolienne. Les ancrages et la bouée seront installés en 2021 pour effectuer des tests mécaniques et électriques en environnement réel. Dans le même temps, le flotteur de l’éolienne sera fabriqué dans un chantier naval. En 2022, l’éolienne sera remorquée sur le site pour une phase de test de puissance. En augmentant progressivement sa production, elle atteindra la puissance nominale de 5 MW, produisant 14 GWh par an à l’horizon 2023. Pendant au moins 3 ans, l’éolienne devra produire de l’électricité dans toutes les conditions pour permettre de mesurer les efforts dans la structure.

Le projet EOLINK ouvre un nouveau volet encourageant non seulement pour l’éolien flottant, mais aussi pour l’ensemble du secteur des énergies renouvelables.

L’éolien flottant est pressenti pour fournir une partie significative de l’électricité en 2040. Le potentiel des façades maritimes métropolitaines est immense : 1% de leur surface permettrait de produire 25% de l’électricité aujourd’hui consommée en France.

Avec son site de test en pleine mer et sa recherche avancée sur les Énergies Marines Renouvelables, Centrale Nantes confirme sa place de leader académique au service du développement d'une nouvelle filière industrielle en France, Jean-Baptiste Avrillier, Directeur de Centrale Nantes.
La production électrique supérieure à 14 GWh/an remboursera en partie les investissements consentis pour sa fabrication, tandis que le monitoring des efforts structurels permettra de valider les plans de fabrication de machines de 12, 15 et 20 MW qui seront disponibles pour les parcs commerciaux français en 2028.
Publié le 11 décembre 2020 Mis à jour le 19 mars 2021